Thomas Riegert des Cafés Reck et Olivier Nasti du Chambard nous donnent des recettes prestigieuses au café…

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A écouter sur:

https://www.francebleu.fr/emissions/cuisine-ensemble-sur-france-bleu-alsace/alsace/cuisine-ensemble-avec-france-bleu-alsace-416

 

Lundi 29 juin 2020 à 10:10

Et si on se laissait séduire par une recette au café ?

le café
le café © Getty

Depuis sa découverte au quinzième siècle par les arabes, le café a beaucoup voyagé. On le consomme dans de nombreux pays à toutes les heures de la journée, serré ou allongé, noir ou au lait, avec ou sans sucre… mais le café ne se boit pas seulement : il se mange !

Certaines recettes au café sont devenues des incontournables de la cuisine, à l’image du fameux tiramisu italien, mais aussi dans un éclair, une bûche ou un moka. Il agrémente délicieusement une sauce en accompagnement d’un filet de saumon ou d’un filet mignon de veau.

Ce matin nous découvrons tous les mystères du café auprès de Thomas Riegert, directeur des Cafés Reck à Strasbourg

Toutes vos recettes au 03.88.25.15.15 dès 10h

Dossier : Récit de baladeur en Alsace

Récit de baladeur : les cafés Reck, une tradition à l’alsacienne

Par , France Bleu Alsace

Depuis plus d’un siècle, l’histoire des cafés Reck c’est une histoire de familles, mais aussi une histoire alsacienne. A l’occasion de la journée internationale du café, Thomas Riegert, son président, a accueilli Laure Basterreix au cœur de l’atelier du Port du Rhin à Strasbourg.

Échantillon de graines de café chez les cafés Reck à Strasbourg
Échantillon de graines de café chez les cafés Reck à Strasbourg © Radio France – Laure Basterreix

La Journée internationale du Café célèbre la diversité, la qualité et la passion de la filière café. Elle est l’occasion pour les amateurs de café de partager leur amour pour cette boisson et de soutenir les millions de caféiculteurs dont la subsistance dépend de cette culture aromatique. C’était donc l’occasion de rencontrer Thomas Riegert, artisan torréfacteur et président des cafés Reck, entreprise alsacienne incontournable dans le paysage de la production de café. Au cœur de l’atelier sont assemblées une soixantaine de sortes de café venues d’une trentaine de pays dans le monde. Des variétés travaillées, contrôlées et même comptées :

Un produit recherché au bout du monde et made in Alsace. ©Photo @cafesreck

 
Le café brut, avant sa torréfaction. ©Photo @cafesreck

Même si Thomas Riegert parcourt le monde à la recherche des meilleurs grains de cafés, la suite de la fabrication et de la production des cafés Reck est 100% alsacienne. Une torréfaction de qualité se fait en fonction de la nature du grain, de son origine, de sa variété botanique, de son taux d’humidité, et de sa densité. C’est tout cela qui est pensé dans l’atelier de torréfaction de Strasbourg, où chaque courbe de torréfaction sont travaillées spécifiquement.

Le processus de transformation des cafés Reck. ©Photo @cafesreck

Une partie des ateliers de torréfaction des cafés Reck au Port du Rhin © Radio France – Laure Basterreix

Après la cuisson, le café est ensuite immédiatement refroidi pour stopper cette dernière, et lui permettre de révéler ses caractéristiques gustatives et olfactives. Chez Reck, il y a 27 courbes de torréfaction de base, mais au final c’est plus d’une centaine qui sont utilisées. Afin de gérer de façon précise toutes ces torréfactions et maintenir la traçabilité, c’est un processus mécanique et numérique qui est utilisé dans l’atelier :

Une torréfaction motorisée et maîtrisée. ©Photo @cafesreck

La suite du processus d’emballage sera fait lui à la main avant de se retrouver entre celles des consommateurs. Au final, et évidemment, tout le but d’une torréfaction bien travaillée est de proposer le meilleur des goûts dans la tasse. Amateur ou non de café, la dégustation et la compréhension du produit c’est aussi tout un apprentissage :

Dégustation et éducation au café. ©Photo @cafesreck Au cœur de la boutique des cafés Reck à l’atelier du Port du Rhin à Strasbourg 

Vous retrouvez la boutique des cafés Reck au 8 rue de ma mésange à Strasbourg, ainsi que sur leur boutique en ligne et les réseaux sociaux.

Reck s’apprête à commercialiser des capsules de café… à composter dans son jardin

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ENVIRONNEMENT | Thomas Riegert, gérant des Cafés Reck. 

Pour le patron des cafés Reck, les capsules plastiques, qu’il commercialise depuis quatre ans, ont un meilleur bilan carbone que l’aluminium, quand bien même elles ne sont pas recyclées. Mais pour répondre à la pression sociétale, l’entreprise strasbourgeoise s’apprête à passer au printemps aux dosettes (vraiment) compostables.
Par Charlotte DORN03 déc. 2019 à 18:00 | mis à jour à 23:21 – Temps de lecture : 3 min
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Thomas Riegert mise maintenant sur les matières biosourcées pour ses dosettes du futur. Archives DNA

Ce n’est pas pour rien qu’en 2015, lorsque Thomas Riegert a lancé les Cafés Reck dans l’aventure des capsules , il a choisi le plastique — même si lui s’emploie à dire « fibre synthétique ». « On nous vend du marketing en disant que l’aluminium est recyclable à l’infini, mais sa fabrication est beaucoup plus énergivore. Ensuite, pour le récupérer, il faut de lourdes opérations, un chauffage à 500 degrés, puis on le retransporte pour aller dans une fonderie encore à 500 km, où on le refait chauffer… »

Le volubile patron strasbourgeois, qui fabrique ses capsules au Port du Rhin, rappelle aussi que, même si le café filtre est réputé plus écoresponsable, « dans les années 80, le premier consommateur de café, c’était l’évier : 30 % était jeté ».

« Si on ne regarde ce sujet-là que sous l’angle du traitement des déchets, on fait fausse route, plaide-t-il. Il faut regarder le bilan carbone. Il faut prendre en compte l’agriculture, le transport. L’impact de l’emballage, selon moi, ne représente que 20 %. »

À la fin du brevet Nespresso, quand le système aux milliards de dosettes vendues s’est ouvert, Reck a attendu pour lancer les siennes de pouvoir concevoir une capsule étanche, imperméable à l’air et à l’humidité, pour préserver la qualité de la mouture. L’artisan ne voulait pas proposer des capsules non étanches donc suremballées individuellement.

Le plastique n’a plus la cote

N’empêche, le plastique n’a plus la cote. Entre « la pression des réseaux sociaux » et « le lobby tellement fort de Nespresso », Thomas Riegert en est sûr : dans trois ans, le marché se partagera entre l’aluminium (même si pour lui, c’est le pire impact environnemental) et le compostable.

Son entreprise est prête. D’abord, parce qu’elle fabrique déjà des capsules biodégradables, pour l’artisan Cap Mundo. Ensuite, parce qu’elle travaille depuis un an sur un projet qui va encore plus loin. « J’ai un rêve : prendre la capsule [usagée] et, pour ceux qui ont un jardin, pouvoir la mettre au fond du jardin », confie le torréfacteur.

Au passage, il alerte sur un « greenwashing sympathique » : les marques qui affichent des dosettes « compostables » (souvent emballées individuellement dans du plastique) et qui « oublient » de dire qu’elles le sont seulement « dans des conditions industrielles ». Et non pas dans le cadre d’un compost domestique (à vérifier sur les labels ). La différence ? Une température constante de 60 °C dans le premier cas, qui garantit la décomposition en six mois, voire en trois. Dans un jardin, le tas ne chauffera pas au-delà de 25 °C.

C’est ce défi que Thomas Riegert veut relever. En mars 2020 devrait sortir sa « capsule barrière biosourcée et home compostable à 25 °C, à base de plantes et de canne à sucre ». Une gageure, quand on sait qu’il fait 85 °C dans la chambre d’extraction du café.

« Il faut arriver à une qualité parfaite. J’en suis tout près ! » s’enflamme-t-il. Mais il prévient : le bilan carbone sera l’équivalent de celui de sa capsule en plastique, pas meilleur. Parce que la canne à sucre, ça ne pousse pas encore en Alsace.

10 minutes avec Daniela Capuano Maitre Torrefacteur des Cafés Reck. Première femme torréfacteur à être félicitée par le Titre MOF

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We chat with Daniela Capuano, who is one of the first coffee roasters ever to receive an award from Un des Meilleurs Ouvriers de France recognizing craftspeople.

BY PAULO PEDROSO
SPECIAL TO BARISTA MAGAZINE ONLINE

Cover photo courtesy of Daniela Capuano

Daniela Capuano is not only improving the quality of coffee in France, she’s conquering a country known for excellence and refinement in gastronomy. And to show that this recognition has no borders, she’s actually from Brazil.

For almost a century, the French National Education Ministry has recognized the excellence of craft workers through the Un des Meilleurs Ouvriers de France awards, also known as MOF. This year, for the first time, coffee roasters were honored as a competition category alongside chefs, confectioners, chocolate makers, and more than 200 other professionals. In this contest, the values and the professional skills of the competitors are recognized by their peers.

Achieving this lifelong title confers to the winning laureate a passport to an elite group of which the President of the French Republic is an honorary member. The award ceremony is followed, as tradition dictates, by a celebration at the Élysée Palace, the official presidential residence, in the presence of the current head of state, Emmanuel Macron. I talked with Daniela Capuano about winning the award, her background in roasting, and her journey through coffee in France.

The 200+ recipients of the MOF awards stand with President of France Emmanuel Macron (bottom row, center). Photo by COET MOF.

Paulo Pedroso: What was your training and educational background in coffee roasting?

Daniela Capuano: My first contact with coffee roasting was in Belo Horizonte, Brazil, my homeland, around 2005, when I started working as a barista. I remember we used a Probatino 1kg coffee roaster. Then, I kept following the work of roasters whenever I could along my professional path. Even after moving to France in 2012 I returned to São Paulo, Brazil, one year later in order to join a profile roasting course with Isabela Raposeiras, from Coffee Lab, to go deeper on this process.

A few months later I went back to France and started roasting at L’arbre à Café, which had a 12kg Probat. It was founded by the French roaster Hippolyte Courty and I also worked there as a barista. Nevertheless, I took a new course by coffee expert Scott Rao in 2015, and today I am roasting on three types of Brambati equipment (120kg, 60kg, and 5kg). The courses have really helped me a lot, but I believe that the experience of roasting and the skill to reach a product of excellence is learned in large part through day-by-day practice.

The specialty-coffee movement is booming quickly in France, but it’s a recent phenomenon, isn’t it?

When I arrived in Paris in 2012, the specialty-coffee culture was just starting out, although there were some pioneers as La Cafeothèque, founded by a former ambassador of Guatemala in France, Gloria Montenegro. Coutume Café and Lomi Café had just opened their doors, and L’Arbre à Café ran only as a roasting brand for professional traders. But you could feel that things were warming up. Five years after that, this business reached a rapid growth, as well as the increasing of the knowledge searching by professionals and the consumers’ interest as well. Beyond Paris, where this growth is most visible, Bordeaux has also increased the supplying of fine coffee shops and roasters; other French cities are multiplying this movement like Nantes, Lille, Lyon, Marseille, and Strasbourg.

Daniela Capuano began her coffee career in Brazil before making her way to France, working with notable industry figures like Isabela Raposeiras and Scott Rao. Photo by COET MOF.

How do you evaluate the development of Brazilian beans and their presence in the global market share today?

Brazil is the largest world coffee producer, and our beans are usually found in the best blends around the world due to their sweetness and notes of caramel and citrus. The price of Brazilian coffee is also attractive when compared to other origins, and it can be advantageous for roasters, especially when they are an important part of their blends. Brazil has developed along the years the huge skill to produce high-quality beans and also customize a part of the production to specialty-coffee customers.

But, as a roaster and mainly as a Brazilian, I would love to see a faster development of terroirs coming from small batches like the great French wines. This Brazilian product is already around and reaching the high-end roasters, but in comparison with other countries on the top of the chain, our country still needs to increase its market share. At Café Reck, where I work today, Brazilian coffees represent our greatest volume. They are part of most of our blends, and customers love our single coffees based on beans from Bahia and Espirito Santo, which are the best sellers in our store.

ABOUT THE AUTHOR
Paulo Pedroso is a Brazilian entrepreneur who is a regular contributor to several newspapers and magazines. He always keeps an eye on the increasing reach of specialty-coffee culture and the trends and life stories that emerge from this phenomenon.

 

 

 

 

 

Cafes Reck signe une convention cadre en faveur de l’artisanat.

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Jean Rottner, Président de la Région Grand Est et Bernard Stalter, Président de la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat du Grand Est, ont signé une convention-cadre pour réaffirmer leur partenariat en faveur de l’artisanat, le 26 juillet 2018, dans les ateliers de torréfaction des Cafés Reck à Strasbourg.

Une convention pour l’artisanat : de quoi s’agit-il ?

La Région Grand Est et la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat du Grand Est souhaitent soutenir la compétitivité des entreprises artisanales à travers un « Pacte régional pour l’Artisanat« . L’objectif est de renforcer le dynamisme du tissu artisanal et de contribuer au maintien de nombreux savoir-faire territoriaux et à la spécialisation économique des territoires.

La convention-cadre s’inscrit dans ce Pacte. Ce dernier s’articule autour de deux volets :

  • une convention-cadre 2018-2020 entre la Région Grand Est et la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat du Grand Est, s’articulant autour de trois orientations :
    • analyser les évolutions économiques et sociales du secteur de l’artisanat, à travers la mise en place d’un observatoire régional qui constituera un véritable centre de ressources « virtuel » mutualisant l’ensemble des informations et données statistiques de ce secteur,
    • accompagner les entreprises artisanales lors des phases de reprise/transmission, de développement commercial, numérique et de réorganisation en matière de ressources humaines,
    • le développement et la valorisation des métiers d’art, secteur fortement représenté dans le Grand Est avec 2 500 à 4 000 entreprises et ateliers recensés et comptant près de 9 000 emplois directs.

 

L’AMI artisanat de demain

Le dispositif  « Artisanat de demain » vise à aider les entreprises artisanales à moderniser leurs outils de production grâce à l’intégration de nouvelles technologies et de nouveaux modes de production (par exemple : digitalisation, dématérialisation, automatisation, équipement numérique, impression 3D, etc.). Avec plus de cinq millions d’euros mobilisés par la Région sur ce dispositif, l’objectif est de renforcer la compétitivité des structures artisanales pour créer une dynamique forte sur les territoires.

Consultez l’AMI Artisanat de demain

Les Cafés Reck : une entreprise en route vers l’artisanat de demain

Cafés ReckEn fort développement depuis 4 ans, les Cafés font partie des entreprises artisanales qui pourront profiter de ces dispositifs d’aides, d’accompagnement et de conseils pour améliorer performance et compétitivité.
Connus depuis 1884 à Strasbourg, les Cafés Reck écoulent leurs grains de café aux particuliers et à quelque 2 500 cafetiers, hôteliers, restaurateurs et collectivités. 100% des produits sont fabriqués en Alsace.

L’entreprise a su se différencier par la qualité des produits qu’elle propose et adopte une véritable démarche éco-responsable dans la gestion de son activité en travaillant avec des produits locaux, en réduisant ses déchets et ses emballages.

Aujourd’hui, grâce à l’acquisition d’une nouvelle machine, elle fabrique ses propres capsules (compatibles avec les grandes marques de machines à café), proposant même des capsules à d’autres torréfacteurs. Son objectif est d’atteindre 30 millions de capsules vendues en 2019.

 

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) c’est du bon sens pour les cafés Reck… « ‘artisan Torréfacteur se distingue par son combat pour réduire son impact environnemental et pour sa relation avec les planteurs. » Les ECHOS par L.S 18/02/2019

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Implanté au coeur de l’Alsace, l’artisan torréfacteur Reck se distingue, dans une industrie dominée par de grands groupes, par son combat pour réduire son impact environnemental et sa relation avec les planteurs.

Au 8 rue de la mésange à Strasbourg, la toute première boutique de l’artisan torréfacteur Reck accueille les grands amateurs de café venus de tous les coins de la région, et de la France. Ouvert en 1884, le magasin a été témoin privilégié, au cours des années, des grandes évolutions de cette société familiale, à la tête de laquelle se sont succédées cinq générations.

En 2013, Reck a pris un tournant historique en inventant un nouveau modèle d’entreprise productrice de café, avec la création d’un atelier de torréfaction collaboratif et participatif. L’artisan torréfacteur s’illustre aujourd’hui au sein de l’Artisanat du café par ses  bonnes pratiques en matière de préservation de l’environnement et de ses collaborations avec les planteurs sur le terrain.

Une vraie démarche RSE qui n’est pourtant pas définie comme telle. « Nous procédons par petits pas, en nous interrogeant à chaque fois sur les bénéfices que nous pouvons apporter avec nos actions, ou comment nous pouvons réduire notre impact environnemental. Nous n’avons pas défini une stratégie RSE en tant que telle. Ce que nous avons, c’est une démarche de bon sens au quotidien », souligne Thomas Riegert, PDG de Reck.

100% made in France

Entre 1985 et 2005, l’industrie du café a connu des mutations importantes. En France, de nombreux acteurs dans le monde de la torréfaction ont été rachetés. Face à la concentration plus accrue du secteur, la décision a été prise de créer la Compagnie des torréfacteurs, en 2013. « Nous avons créé un nouvel atelier dans une logique de mutualisation face aux multinationales, un espace basé sur le partage d’un outil de production ultra-moderne et sur le travail collaboratif, dans lequel les entreprises souhaitant relocaliser leur production en France peuvent venir élaborer leurs produits », explique Riegert.

Un investissement de départ important qui porte aujourd’hui ses fruits. L’atelier collaboratif est au coeur de la stratégie et des actions de RSE de Reck. L’outil de production est partagé avec les autres entreprises qui viennent y travailler, et les coûts sont ainsi réduits. Par ailleurs, plus besoin de recourir à des sous-traitants pour produire les capsules et les pods de café de haute qualité signés Reck : 100 % des produits sont maintenant fabriqués dans cet espace en Alsace. Pour obtenir les matériaux nécessaires à la réalisation de ces produits et des emballages, l’artisan torréfacteur privilégie enfin les circuits courts.

« Nous procédons par cercles concentriques. Nous commençons par chercher nos fournisseurs dans un rayon de 30 kilomètres de l’atelier, puis nous élargissons le cercle, pour identifier les bons partenaires et trouver ce qu’il nous manque, car certains matériaux ne sont plus produits en France », précise Thomas Riegert. Une approche qui permet de réduire les coûts et les durées de production, mais aussi les distances parcourues par les matériaux et l’empreinte carbone de l’entreprise. En 2019, c’est 30 millions de capsules qui seront directement produites par Reck.

Réduire l’impact environnemental

Mais c’est peut-être sur le sujet du recyclage que Reck fournit les d’efforts les plus notables afin de réduire l’impact environnemental de sa production, profitant pour se faire de ses équipements de pointe.

Recyclage des déchets d’abord. Le nouvel atelier de torréfaction est, en effet, équipé d’un système de récupération des pellicules de café qui se détachent du grain lors de sa torréfaction. Ces dernières sont ensuite compressées puis recyclées en compost pour produire de l’électricité verte. L’atelier dispose aussi d’un brûleur de fumées permettant des rejets propres.

Recyclage des matériaux ensuite. Plusieurs initiatives sont prises pour redonner une seconde vie aux matériaux usagés. Les vieilles palettes sont ainsi utilisées pour réhabiliter les murs des bâtiments de l’entreprise, ou encore les sacs de jutes de cafés verts sont donnés à des jardiniers ou même des artistes.

« Enfin, nous essayons aussi de concevoir le recyclage de nos capsules expresso, mais sur ce dossier, l’évolution est lente parce que la gestion des déchets est inégale selon les communes. L’industrie du café pourrait avancer plus vite sur le dossier du recyclage si la gestion des déchets par les collectivités étaient harmonisée », poursuit le PDG de Reck.

Rencontrer les producteurs de café

En ce qui concerne l’approvisionnement en café, le mot d’ordre est à la transparence et au contact direct avec le producteur. Là encore, aucune ligne directrice en matière de RSE n’a été officiellement tracée, mais des pratiques de travail durables ont été instaurées.

Reck travaille ainsi avec des producteurs de confiance, et Riegert dit s’appuyer sur des «chasseurs d’origine », fins connaisseurs du monde du café, et se rendre lui-même plusieurs fois par an dans les plantations, pour vérifier ce qui est fait à l’origine (notamment la variété botanique du café, les conditions sanitaires, les collaborateurs qui sont dans les plantations, et les savoirs-faire employés).

Les plantations choisies par Reck respectent aussi le biotope de la faune locale. « Nous avons une relation face-to-face avec beaucoup de planteurs, une relation durable. Au-delà des labels et du concept de commerce équitable, je préfère travailler directement avec les planteurs au Mexique, du Guatemala, de la Colombie ou en Afrique de l’Est… Il est important d’avoir un visage, un homme en face de nous, pour garantir la traçabilité, la qualité du café et les conditions de production respectueuses de l’environnement et des travailleurs »,souligne Thomas Riegert. Certains de ces planteurs viennent en Alsace pour en apprendre plus sur les besoins spécifiques de l’artisan torréfacteur et de ses consommateurs.

De la création de l’atelier collaboratif, au maintien des relations de long terme avec les planteurs, l’approche de Reck suppose des investissements en termes de temps, et des financements importants. Mais pour attirer les consommateurs et les talents au sein de l’entreprise, c’est probablement une stratégie gagnante à long terme. « Le secteur du café connaît une mutation forte. Environnement, conditions de travail, qualité du café : aujourd’hui les consommateurs regardent tous ces éléments. Il faut faire preuve de bon sens, et adopter une démarche qui répondent à leurs demandes. Les grands groupes finiront par copier ces bonnes pratiques afin de ne pas être laissées pour compte », conclut Thomas Riegert.

www.reck.fr/content/30-notre-responsabilite-citoyenne

Lea Surugue, Les Echos du 18/02/2019

La capsule dope le marché du café alsacien. Cafes Reck de la plante à la tasse , Thomas Riegert un véritable orfèvre du Café.

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Reck fabrique ses propres capsules

Chez Cafés Reck, on ne veut pas suivre la tendance mais la créer.

Le leitmotiv de son dirigeant, Thomas Riegert, véritable orfèvre du café, est de maîtriser l’intégralité de la filière, «de la plante à la tasse».

C’est pourquoi il a fait le choix de produire ses propres capsules et travaille aujourd’hui main dans la main avec les fabricants de machines pour imaginer les capsules de demain.

Cafés Reck dont le coeur de métier est la restauration hors foyer mais qui dispose également d’une boutique en centre de Strasbourg ainsi qu’en ligne, s’est lancé fin 2015 dans la commercialisation de capsules.

Reck maîtrise également les quatre nouveaux formats de capsules, nouvel axe de développement de Nespresso. Il travaille actuellement sur des capsules biosourcées, biodégradables et compostables.

Reck dispose aujourd’hui d’une capacité de productions de 60 millions de capsules, grâce à un nouvel investissement d’1,3M€ réalisé cette année, portant sur un nouveau moulin, une machine à capsules et une à dosettes souples.

« Nous devrions atteindre les 30 millions de capsules produites cette année», annonce Thomas Riegert.

« Le temps dans le portionné est plus court car il y a une grosse compétition», estime le dirigeant de Reck. Les torréfacteurs alsaciens ont en tout cas les cartes en main pour se faire un nom sur ce marché. –

Dans Grand Angle Novembre 2018 par Adelise Foucault et Lucie Dupin